Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 04:21
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Un euro, c'est pas grand chose. Un sou, une obole, presque un centime pour des poches rebondies. Laissez parler votre cœur, un euro de plus ou de moins qu'elle différence. Vous me rétorquez que la différence est sensible, surtout si l'on mire le sou européen d'un œil nanti ou de derrière des larmes de sueur. C'est certainement vrai, l'appréhension de l'argent est personnelle et dépend de sa quantité disponible et de sa difficulté à l'attraper, une interaction entre le combien et le comment. Je réponds que ce n'est pas d'argent qu'il s'agit, mais d'une entité singulière et sans conséquence, un euro. Ce petit euro insignifiant dans sa solitude ne vous manquera pas, ce n'est pas comme si j'en demandais des tas, car là, je sais que la convoitise d'un sac de pièces peut dépasser l'entendement. Non, juste une piécette, un peu de rien, un peu de monnaie de ma peine.

Vous hésitez ? Allons, qu'est ce que c'est que cet euro qui vous prend tant de place, ne serait il pas mieux dans ma probe poche à l'abris des mauvaises pensées et des tentations qui, un jour ou l'autre, vous le feront perdre ? Ne donnez pas une importance démesurée à ce bout d'alliage métallique qui n'a de pouvoir que quand il est multiple. Abandonnez un euro dans ma main, j'en ferais de même si vous me le demandiez, quand j'en aurai un.

Et puis, de quel droit vous le garderiez abusivement dans votre escarcelle. L'argent est une galette commune à consommer sans atermoiement, répartie entre tous et je ne vous en demande qu'une miette !

Je rappelle aux oreilles bouchées d'oseille que cette répartition est rarement égale. Il serait avisé de réajuster le désordre de la ventilation de l'euro, qui, à travers un système où sa matérialisation se fonde insidieusement sur la peine, ne rétribu pas l'effort à sa juste valeur. Un litre de sueur serait plus parlant, aurait plus de sens mais été moins pratique. J'affirme que le rapport entre effort et réconfort est injuste et j'en veux pour preuve que la pénibilité n'est pas officiellement l'étalon de la monnaie, mais qu'elle figure, au fond, comme la principale responsable de son inégale répartition.

Je m'en explique.  Même si dans les faits le taux horaires mène le partage, c'est bien d'après la peine que l'on mesure injustement la paie : Un euro de pioche et de pelle aux mains gelées coûte à l'être bien plus qu'un euro de réflexion chaudement installé. En terme de pénibilité un euro de chantier vaut au moins deux euros de bureau. La logique voudrait que pour une même durée de travail, le manœuvre gagne plus qu'un cadre « enfauteuillé ».

Un processus dit capitaliste, a décidé pour des raisons éthiques et culturelles de revoir cet équilibre à fin de favoriser l'homme de science, diminué de sa moitié, en changeant d'unité ; du taux de peine la loi forgea le taux horaire et l'euro cravaté s'est vu multiplier par deux. Il en découle, que la pénibilité fonde la base intrinsèque de la rémunération, creusant chaque jour un fossé plus large entre ceux qui ploient sous la charge d'un labeur harassant et une poignée de col blanc protégée par des marocains ciselés de feuilles d'or.

Il est temps de revenir à une lecture morale, voire physique de l'argent, à l'euro manœuvrier, son sobre symbole. Il s'agit de cet euro, un lien naturel comme le fut le troc, un échange marchand basé sur une valeur humaine. Cette transaction est ma demande.

 

 

J'en appel donc à votre équité, de vous rendre à mes objurgations même si l'inégalité devant la paie vous paraît source de rancœur, elle est également le puits de vos bons sentiments. La preuve n'est plus à faire que les riches sont avares et les pauvres altruistes. Un argument de plus à la cause de l'euro ouvrier qui possède une valeur supérieure à n'importe quel euro de spéculation. Et c'est cet euro là que je vous demande solennellement, l'euro franc, l'euro honnête, l'euro au grand jour. Un euro solitaire, coincé au fond d'une poche, dans un panier, une sous tasse au fond d'un tiroir. L'euro oublié, l'euro impuissant car un euro seul est un euro fragile. Ce petit euro ne vous manquera pas, il disparaîtra comme il est venu, sans trace, sans mémorial. Ne regrettez pas, il ne peut pas faire grand chose à lui seul, à peine une baguette et c'est déjà pas si mal. Mais il ne chamboule rien, il ne pèse pas dans la grande marmite des projets. Je ne vous demande pas de vous séparer des euros multipliés, des liasses serrées entre les draps, des euros à trois chiffres ; ces euros ont une autre allure, des airs guindés, des ports hautains et causent souvent des pertes de mémoires persistantes. Ces euros là sont bien trop puissants, trop souffrés pour que je pense à vous en défaire.

Il m'est arrivé, comme nombre de mes concitoyens, de rêver à l'idée que tout le monde se désisterait d'une pièce pour moi !

Si je prends le nombre des européens qui possèdent au moins un euro et y soustrais une quotité accusé des difficultés de la précarité je pourrais escompter une centaine de millions de petites pièces. Un beau magot, le pactole, le jackpot, le pouvoir de faire ce dont je rêvais depuis,..... depuis quand déjà ?

Cent millions de un euro, ensemble, perdus au creux de ma main, interrogatifs, se posant la même question.

- Que va t-il faire de nous ?

Oui, que faire de cette centaine de millions de pièces aussi étrangères les unes aux autres, tombées de l'indifférence et des pantalons troués. Elles n'ont aucun lien entre elles si ce n'est un pile qui évoquent autant de sujets que la terre en porte. Pour se rendre digne d'une telle manne, il faut une idée d'importance, une action qui conforterait la responsabilité de mon choix et la confiance de mes donateurs. Une grande et belle idée, qui dépasserait les combats, surpasserait les idéaux, distancerait les besoins. Un acte humain et visionnaire édifiant les prémices du bien universel. Bref, un acte charitable envers l'humanité.
Face à cette question embarrassante, abasourdi par ma subite richesse et les sonneries incessantes de mon banquier, je ne pourrais sérieusement envisager de trancher dans l'instant. La sagesse me portera dans l'isolement de mes retranchements, souhaitant dans le recul saisir la pleine étendue de mes gestes. Aux premiers pas vers mon refuge, des appels insolites poussés par un égoïsme pugnace s'éverturont alors à remuer mes soupirs éperdues, mes envies inassouvies. Le diable s'emparera de sa queue, comme un pianiste opère en prenant celle de sa jaquette avant de s'asseoir au piano, et lancera féroces arguments pour m'ouvrir la main. Qu'est ce que quelques pièces de moins dans une manne si grande. Certainement rien, comparé aux futurs tourments que me concoctent des hydres venimeux.
Je ne peux, en toute conscience, m'engager plus loin dans le secret de mes pensées et il serait inconvenant de supposer ma lâcheté comme je ferais un fiéffé goguenard en me considérant sauveur. J'éteins ainsi l'idée diabolique qui consiste à croire, que l'union de ces euros ferait la force.

La multitude est perverse, et je penche funestement vers l'idée que sur un chemin si fragile, l'humain glisse volontier sur le versant sibyllin de la raison, camouflée sous de pâles poésies, où de fraîches ritournelles enjolivent nos trahisons à nous même.

 

C'est pourquoi, je ne vous demande qu'un euro, un euro me paraît un meilleur choix, et à choisir, en me donnant cent millions d'euro vous m'auriez condamné à planter dans un champ de mines, une pièce par jour. Donnez moi un euro, un seul, le votre. J'y marquerai votre nom, je daterai son arrivé, lui parlerai de moi et il me parlera de vous. Ensemble nous évoquerons la douleur, la peine et la joie. Nous danserons sous les étoiles d'argent, les bras levés je le porterai aux nues, je l'offrirai à mon tour à l'humanité. Donnez moi un euro, seulement un. Je ferai ainsi que je l'ai dit, pour chacun d'entre vous. (gloups...)


Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 18:45
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A l'image des sauterelles, le fric, l'argent, le flouse, le blé, l'artiche, le grisbi sont les figures du fléau, de la "pullulation dévastatrice" de l'aventure humaine.
Un monde sans argent, sans banque, sans porte-monnaie, sans pourliche, sans tirelire, sans paie, sans bakchich, sans passe droit, sans supplice d'avarisme ou d'avidité, serait il un paradis sans Apocalypse ?
A Argent, argent ennemi.

Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /Mars /2009 14:26
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Absorbé par l’horreur du vide d’amour, mon corps glisse sur le cristal brisé. Froidure, platitude, nostalgie et rage. En si courte existence, son absence, émulsion, révélateur, dimorphisme sensuel, chasse et conquête, cri de larme, cri de joie, tout s'efface, ou en partie. Sourd d'amour quand le silence absout. Mourir sans amour, tendre vers la dérision de l’existence. L’amour existait-il pour feindre l’angoisse, pour déjouer l’ennui ? L’amour était-il notion ou vérité, tant il s’évaporait à la chaleur de l’envie, aux yeux de braise « cinéscéniques ». Je ne sais plus, je ne veux plus y croire, je ne veux plus le voir. Je l’enterre comme une hache de guerre, je laisse filer le courant des cœurs, je ne garderai que les larmes.


Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 23:30
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A vouloir mettre chaque chose dans une case, on termine forcement par des débordements.


Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /Mars /2009 00:37
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Salako


Les secrets des peuples sont un peu à l'image de leurs chapeaux. Celui ci, le Salako, n'a pas d'origine officielle. Un air d'asie des moussons ? Comment est-il venu dans les Caraîbes, et plus exactement sur la petite île des Saintes au sud de la Guadeloupe. Belle dérive, tout de même !

Dessines moi...

Prendre un crayon par la main.....
(c'est une blague, le suis en cours)

Savez vous où vous êtes tombés ?

Zéro de culture, histoires rapportées.

horoscoblog de la semaine

Affrotiste : Le réveil n'a pas sonné. Semaine de course après le temps. Stoppez vos ardeurs, profitez de ce moment de solitude pour réparer votre filet. Repos et réflexion.
Debastate
: Vous vouliez vraiment le faire ? Il est encore temps de faire marche arrière. La raison des justes est celle qui entend raison.
Insufixe : Enfin ! Le partage s'intégrer dans votre schéma de pensée. Il en aura fallu du temps, alors ne le (la) laissé pas s'enfuir sans avoir proposé un morceau de votre gâteau.

Moeynaxe : Bonheur, argent, succès. Dommage que cela dure qu'une semaine. Profitez en!

Betravate : Le monde autour de vous est prêt à vous aider. Soyez vigilant aux signes d'amitiés, ils sont parfois enfouis derrière des buissons de tendresse,.

Moulopate : Vous allez croire aux fées encore quelques jours. Ensuite, tenez vous bien, ça va accélérer grave !

Filoucopte : La timidité est une arme revêche et lourde à porter,. Débloquez vos fantasmes, assumez vos envies et filez tout droit la(le) retrouver.
Lauriecus
: Stop ! Plus une goutte. Des problèmes de foie vous interdisent l'eau bénite. Abstinence dans tous les domaines, sinon gare.
Pitoufciel : Que vous conseillez d'autre que de vous mettre à blogger. Votre amertume a un goût de réchauffer. Faites du nouveau avec l'ancien, surfez, plongez et respirez l'air des overs.

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